CANNEBERGE-CRANBERRY-ATOKA-ATOCA-GRANDE AIRELLE ROUGE D’AMÉRIQUE DU NORD-SUITE 4.

La culture des fruits avec tous ses aléas étant à terme, la récolte devant se faire, souvent, en un temps record afin d’éviter les gels souvent précoces en automne, font que les ateliers de transformation doivent être très efficaces à la réception des fruits.
Dans certains cas il y a déjà eu une première réception quand une infime partie de la cueillette se fait manuellement, à sec. Ce sont alors des cueillettes faites pour des utilisations spécifiques. Autrement, le ramassage des fruits se poursuit mécaniquement et avec des moyens souvents très évolués, pour les grandes organisations.

Les débouchés sont peu nombreux : usage santé, cosmétiques, fruits vendus frais, fruits vendus congelés, les jus, fruits séchés/sucrés ; dans presque tous les cas la congélation s’impose à cause du trop grand volume à traiter en peu de temps, sachant que la conservation à l’état frais est difficile et de courte durée.
Il faut également ségréger les fruits produits sous le régime biologique car les transformateurs sont surtout sous régime conventionnel.

Il semble que certains producteurs se dirigeraient vers une association canneberge sucre d’érable afin de joindre deux produits québécois.

 

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CANNEBERGE-CRANBERRY-ATOKA-ATOCA-GRANDE AIRELLE ROUGE D’AMÉRIQUE DU NORD-SUITE 3.

Les Amérindiens cueillaient la canneberge après qu’elle ait subi quelques gelées ; il leur arrivait également de devoir faire la récolte en canot d’écorce si de grandes pluies innondaient leurs sites de cueillette. Sans doute les gelées conditionnaient les fruits afin qu’ils deviennent desséchés et ainsi plus propices à la préparation de leurs réserves d’hiver, lesquelles contenaient entre autre des fruits, des viandes et poissons fumés-séchés et des graisses animales. Les premiers colons venus d’Europe et séjournant ici en hiver souffraient du scorbut et les Amérindiens les guérissaient possiblement avec des remèdes du genre canneberge car ce fruit renferme des éléments capables de favoriser un mieux dans de tels cas.

On rapporte que la récolte québécoise serait de 73 716 tonnes métriques de fruits frais pour l’année 2013.

Les fruits étant matures, ou la température devenant trop froide, fait que les champs de culture sont innondés d’environ cinquante centimètres d’eau.
Pour faire flotter les fruits, on doit battre l’eau ; ainsi les producteurs utilisent  divers moyens, genre roues à aubes afin de secouer les fruits innondés, ce qui les détache de la plante porteuse.
La masse flottante est regroupée le plus massivement possible et les fruits sont aspirés avec de l’eau afin de les amener vers un contenant ou un camion ; la suite du traitement consiste à séparer les fruits de tous les débrits végétaux qui les accompagnent à la surface de l’eau.

 

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CANNEBERGES-CRANBERRY-ATOKA-ATOCA-GRANDE AIRELLE ROUGE D’AMÉRIQUE DU NORD-SUITE 2.

Précédemment, il a été mentionné que l’eau est un élément indispensable pour la bonne marche d’une cannebergière.
Sur la photo jointe on voit l’une des extrémités des champs de production, ainsi que les talus séparant les champs. Au centre de l’image un fossé serpente le long du chemin de service ; ce fossé est utilisé pour recevoir l’eau des champs quand vient le moment d’assécher les surfaces de production, une fois la récolte terminée. 

Ainsi, l’eau est utilisée, au besoin, au printemps, si une gelée tardive menaçait les plants en fleur ; à ce moment, dès que la température descent près du zéro, ce qui détruirait les fleurs, de l’eau est vaporisée sur les champs, afin de stabiliser la température.
Durant la saison estivale, si le sol devenait trop sec, de l’eau serait utilisée pour s’assurer que les plants trouvent suffisamment d’humidité dans le sol, la méthode utilisée pour cet apport d’eau dépend de la technique de production utilisée.
À la fin de l’été, il arrive que des nuits particulièrement froides se présentent alors que les champs ne sont pas encore innondés, en préparation pour les futures récoltes ; encore là, de l’eau est giclée sous pression sur les champs afin d’éviter le gel précoce des fruits, possiblement pas encore en pleine matrité.
Finalement, les champs sont innondés complètement quand arrive le moment de la récolte des fruits matures.

L’eau doit être propre et répondre aux besoins, en qualité et en volume ; ainsi, si un producteur utilise la méthode de culture biodynamique, l’eau sera dynamisée au niveau du lac de ce site de production.

 

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CANNEBERGES-CRANBERRY-ATOKA-ATOCA-GRANDE AIRELLE ROUGE D’AMÉRIQUE DU NORD- SUITE 1.

À l’origine, les Amérindiens récoltaient la canneberge dans des sites naturels, c’est à dire, des terres où on trouvait des sols acides, inondables, très plats, type marécage. Les premiers établissements cultivés furent des sites naturels que l’on a arrangés afin de contrôler les niveaux d’eau pour que le moment de la récolte venu on puisse procéder à la dite récolte.
Au Québec, les premièrs établissements de culture dateraient de 1938, alors que dans le nord-est des États Unis la chose avait débuté longtemps avant cette période.

Pour qui veut établir une cannebergière, il faut des sous, beaucoup de sous, ou connaître un gérant de banque facile à convaincre.
Le terrain propice doit avoir un sol de type acide, très plat, sans  grands arbres et très vaste. La plaine du St Laurent est l’endroit idéal pour ce type d’installation. La terre végétale est enlevée afin de pouvoir niveler parfaitement le site avec une pente zéro ; puis une importante couche de sable à bas pH est étendue sur le site, toujours parfaitement nivelé ; la dimension des champs est déterminée par des élévations de sable, lesquelles seront utilisées au moment d’inonder les dits champs ; ces élévations servant également de voies de service pour l’entretien, et la récolte.

L’eau propre étant l’élément clef pour parer à certains problèmes de la gérance de la cannebergière, fait que l’on doit établir un étang important à disposition en tout temps.
Un réseau de tuyaux de fort calibre doit également être installé ; étant sur un terrain plat, il faut oublier la gravité pour acheminer l’eau là où on en a besoin rapidement, ce qui veut dire un système de pompage à grand volume, habituellement couplé à de puissants moteurs. Tout étant en place, on doit établir les jeunes plants de canneberge et en prendre grand soin pendant trois ans avant de songer à une première récolte acceptable.
Le type de culture peut être de régie biologique ou conventionnelle.

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CANNEBERGE-CRANBERRY-ATOKA-ATOCA-GRANDE AIRELLE ROUGE D’AMÉRIQUE DU NORD.

Un CD sur lequel j’avais placé des photos lors de la récolte des canneberges était introuvable ; je viens de le retrouver, sagement classé avec les autres CD du même genre ; alors, je  présenterai graduellement des photos de cet événement assez particulier, photos accompagnées d’explications.
Si des questions se présentent, il est possible de les soumettre en cliquant sur la bulle noire qui accompagne chaque blogue, la bulle dont il est question, est placée à droite du titre de  chaque blogue ; en cliquant sur la bulle, une fenêtre s’ouvre au bas du blogue et il n’y a qu’a la compléter pour pouvoir communiquer avec l’auteur du blogue concerné.

Le nom canneberge, est usuel au Québec ; cranberry la désignation anglaise est fort populaire car c’est celle utilisée par les Étasuniens pour leur commercialisation mondiale.
Atoca, ataca, est aussi utilisé au Québec ; ce mot vient de la langue iroquoise.
Grande airelle rouge d’Amérique du Nord est la désignation exacte de la chose ; il faut savoir que ça n’a rien à voir avec une autre airelle ; le bleuet québécois.

Une plante de canneberge peut vivre jusqu’à 100 ans si on l’entretien convenablement.
On trouve des fruits de culture biologique autant que de culture conventionnelle. Les États Unis et le Canada sont les grands producteurs de ce fruit. Ses utilisations sont multiples ; on en fait des produits de maquillage, des jus, confitures, gâteaux, etc. etc.

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