FRIMAS-GIVRE.

 

 

L’hiver au premier jour de son règne de l’an 2014 vient nous rappeler de belle façon qu’il est toujours là.

Suivent quelques images de frimas, de givre recouvrant les ramilles de nos voisins arbre ce matin.
En cliquant sur une image on ouvre un diaporama.

Soir d’hiver

Émile Nelligan

Ah ! comme la neige a neigé !
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah ! comme la neige a neigé !
Qu’est-ce que le spasme de vivre
À la douleur que j’ai, que j’ai !

Tous les étangs gisent gelés,
Mon âme est noire : Où vis-je ? Où vais-je ?
Tous ses espoirs gisent gelés :
Je suis la nouvelle Norvège
D’où les blonds ciels s’en sont allés.

Pleurez, oiseaux de février,
Au sinistre frisson des choses,
Pleurez, oiseaux de février,
Pleurez mes pleurs, pleurez mes roses,
Aux branches du genévrier.

Ah ! comme la neige a neigé !
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah ! comme la neige a neigé !
Qu’est-ce que le spasme de vivre
À tout l’ennui que j’ai, que j’ai !…

 

 

 

AMADOUVIER – FOMES ALLUME-FEU – FOMES FOMENTARIUS.

 

L’Amadouvier est un champignon vivace, sans pied, non-comestible ; il pousse sur les bois morts ou malades des arbres feuillus, plus particulièrement le Hêtre ; il pousse en position horizontale, si l’arbre vient à tomber, il changera sa position de croissance. Il parasite le bois jusqu’à la destruction de l’arbre ; le bois de l’arbre ne le nourrissant plus, il meurt et sert d’abri à de nombreux insectes.
À une autre époque, l’amadouvier était utilisé dans l’élaboration des liqueurs amères, on utilisait également l’amadou comme pansement dans les cas de coupures mineures et les dentistes s’en servait pour assécher les dents lors d’interventions mineures.

l’amadou est utilisé depuis toujours comme allume-feu.

Corund en Roumanie serait le seul village au monde abritant de nombreux artisans qui se servent de l’amadouvier pour confectionner des chapeaux, des casquettes et des centres de table décorés de façon simple et traditionnelle ; une fois traité, sa texture ressemble à du suède.

Physiquement, le champignon a la forme d’un sabot de cheval ; son extérieur est recouvert d’une matière très coriace ; sous cette surface dure se loge une couche fibreuse très dure également, mais qui se transforme en un duvet soyeux quand on la gratte avec insistance, c’est l’amadou, finalement toute la parti inférieure du champignon est occupée par des couches de fin tubes d’environ .5mm de diamètre.

Un diaporama suit ; pour l’ouvrir, il n’y a qu’a cliquer sur l’une des images attenantes au texte.

UNE VILLA AGRANDIE ET RAFRAÎCHIE AVEC BONHEUR.

 

 

 

Les propriétaires d’une villa datant du début des années 1920 voulaient agrandir et redonner une nouvelle vie à leur propriété. Une pièce de séjour fut érigée à l’arrière de la maison ; la nouvelle annexe comprend maintenant un mur de maçonnerie, lequel était le mur arrière de la maison d’origine. 
Le bardage extérieur de l’ajout devait s’adapter aux murs de brique rouge à joints pâles de la maison d’origine ; il fallait également que ce soit des produits locaux d’entretien facile, agréables à regarder ; les déclins de « Pruche de l’est » furent choisis, sciés, séchés à l’Atelier sous les Pins, et ultimement colorés avec des émulsions d’huile et installés par le propriétaire.
La phase deux du projet était de remplacer le recouvrement de déclins blancs recouvrant les autres murs de la propriété ; encore là, les propriétaires décidèrent d’utiliser des déclins de « Pruche de l’est » de la même teinte que ceux de l’ajout arrière.
Le petit toit de l’entrée avant devait également  prendre plus d’importance ; il fut agrandi et repositionné.
Tout le travail avait été bien exécuté par un contractant, mais au niveau de l’équilibre de l’avant de la propriété il y avait un vide qui ne demandait qu’à être comblé ; la propriétaire se rendit vite compte que cette maison de l’époque « Victorienne Canadienne » devait comporter un élément victorien quasi indispensable, soit des équerres victoriennes devant supporter le toit de l’entrée avant.
Un retour dans les archives des fournisseurs de décorations victoriennes de cette époque nous fit découvrir des équerres fort intéressantes ; elles furent ramenées aux proportions adéquates et façonnées à « l’Atelier sous les Pins ».
Et voilà, il faut visionner les photos fournies par Claude Lacasse afin de constater. En cliquant sur L’une des photos vous ouvrez un diaporama.
   

 

PHALLUS IMPUDICUS-SATYRE PUANT-OEUF DU DIABLE.

 

C’est la seconde fois que je rencontre ce champignon ; il a la forme d’un phallus en érection et dégage une odeur de putréfaction avancée ; alors, difficile de le rater ; toutefois il n’est pas répertorié dans la nomenclature québécoise car il serait rare, ici.
Il est de la même famille que la Vesse  de Loup et est comestible à l’état œuf, comme la Vesse de Loup ; Il semble fait de caoutchouc mousse. Son odeur cadavérique attire en grand nombre les mouches, lesquelles se chargent de disséminer ses spores qui feront en sorte  qu’il devienne plus prolifique.

HYGROPHORE DES CHÈVRES.

 

Il se nomme également Hygrophore à Lamelles Arquées ; il est agréable de forme et de couleur ; gris brunâtre, son pied blanc strié de lignes noires ; visqueux si humide, puis sec et lisse ; sa chair et ses lamelles sont blanches ou légèrement teintées ; on le retrouve tant en solitaire qu’en groupe ; il est comestible et plutôt facile à découvrir.

 

CHÊNE BICOLORE-QUERCUS BICOLOR.

Au cours de l’été qui s’achève, j’avais remarqué la présence, parmi les buissons, d’un jeune chêne ; ayant fait beaucoup d’efforts afin d’avoir dans le boisé Sous les Pins des chênes, je me réjouissais d’avoir réussi à en faire croître au moins un.
Toutefois, en y regardant de plus près, je me suis rendu compte que ce que j’avais semé étaient des Chênes Rouges, alors que ma découverte était un Chêne Bicolore.
Alors cessant de tourner en rond, j’ai décidé de l’isoler afin de le mettre en valeur.
Ainsi, le jeune Chêne Bicolore est maintenant installé à l’ombre des grands Pins Blancs.

On retrouve le Chêne Bicolore, aussi nommé Chêne Bleu, le long des rives du Saint Laurent et sur les rives des Grands Lacs, source du Saint Laurent ; il fait partie du groupe des Chênes Blancs. Il n’est pas exploité commercialement, car il est habituellement protégé.
C’est un arbre qui accepte des sols humides, mais ne l’accepte pas en continuité.
Les deux plus grands spécimens se trouvent sur l’Ile Saint Bernard (propriété des Sœurs Grises) ; il y en aurait plusieurs sur cette ile, biens protégés, sous l’œil vigilant des religieuses.

 

FLEUR D’HIBISCUS ROUGE.

Une plante arrivée chez-moi l’an passé ; elle en est à sa première floraison ; elle fait bien malgré le dernier hiver que nous avons vécu.

Je suis persuadé qu’elle fera mieux durant les années futures.