SCILLES DE SIBÉRIE-SCILLE BLEUE.

 

Depuis plusieurs années, je retrouve après la fonte des neiges un humble bouquet de fleurs bleues, bleu intense, qui accroche l’œil.
Sachant  que c’est une plante à bulbe, je ne sais comment elle est parvenu à cet endroit, sous les pins, près d’une souche morte.
La Scille de Sibérie, vient d’Eurasie, une partie très froide de notre globe ; elle fait environ 15 cm en hauteur et persiste presque éternellement.
C’est une liliacée, ce qui explique sa venue si tôt au printemps ; elle peut être plantée n’importe où et elle progressera.

SCILLE de SIBÉRIE.
SCILLE de SIBÉRIE.

 

 

Scille de Sibérie.

Scille de Sibérie.

 

 

Publicités

FRIMAS-GIVRE.

 

 

L’hiver au premier jour de son règne de l’an 2014 vient nous rappeler de belle façon qu’il est toujours là.

Suivent quelques images de frimas, de givre recouvrant les ramilles de nos voisins arbre ce matin.
En cliquant sur une image on ouvre un diaporama.

Soir d’hiver

Émile Nelligan

Ah ! comme la neige a neigé !
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah ! comme la neige a neigé !
Qu’est-ce que le spasme de vivre
À la douleur que j’ai, que j’ai !

Tous les étangs gisent gelés,
Mon âme est noire : Où vis-je ? Où vais-je ?
Tous ses espoirs gisent gelés :
Je suis la nouvelle Norvège
D’où les blonds ciels s’en sont allés.

Pleurez, oiseaux de février,
Au sinistre frisson des choses,
Pleurez, oiseaux de février,
Pleurez mes pleurs, pleurez mes roses,
Aux branches du genévrier.

Ah ! comme la neige a neigé !
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah ! comme la neige a neigé !
Qu’est-ce que le spasme de vivre
À tout l’ennui que j’ai, que j’ai !…

 

 

 

LA DÉBACLE-FINALEMENT !

 

Il y a une semaine, ce site que je vous présente pour la première fois semblait une vaste étendue de neige immaculée.
C’est le lit d’un ruisseau qui se gonfle ou coule comme un filet d’eau, au gré des saisons, au gré des pluies ou des sécheresses.
C’est le Ruisseau Jean-Paul ; il draine les terres de la grande plaine où je demeure ; tout à côté de mon petit domaine.
P4104342 La Débacle Comp.Ce bourbier, très bientôt, va reverdir et se couvrir d’une multitude de plantes ; il y aura un partage des eaux
et de petites plages sablonneuses feront leur apparition.


Alors que je me frayais un chemin pour retourner vers la partie plus haute du site, j’ai fait une rencontre surprenante, si tôt après la disparition de la neige.
P4104347 Tussilage comp.Il s’agit d’une plante de Tussilage farfara ; les fleurs apparaissent très tôt alors que les feuilles se présentent beaucoup plus-tard.
C’est l’herbe à la toux ; toutes ses parties peuvent servir à contrôler, possiblement guérir la toux, les bronchites, etc..

LES MERLES D’AMÉRIQUE SONT ARRIVÉS.

Alors que je continue assidûment de marcher chaque matin, je suis en mesure de constater de visu, surtout lorsque je chemine sur ce qui est presque une route forestière, donc, de constater que le printemps est arrivé au Québec.
On pourrait encore une fois en douter, mais, un indice qui ne trompe pas se manifeste de plusieurs façons. « LES OISEAUX COMMENCENT À BOUGER EN GRAND NOMBRE ».
Hier matin, j’entendais un pic bois qui tambourinait sur un arbre creux afin de signaler à l’autre sexe qu’il voulait former un couple.

Un minuscule bruant, pépiant de toute son énergie, sautillait devant moi, laissant croire qu’il était incapable de s’envoler.
Les corneilles d’Amérique quittaient leur dortoir pour voler vers tous les points cardinaux à la recherche de leur pitance quotidienne, toujours en croassant bruyamment.

Turdus_migratorius_4480

photo Wikipédia Common.

Toutefois, le signe ultime de l’arrivée du printemps était là devant mes yeux lorsque je suis retourné chez-moi ; vrai de vrai, six merles d’Amérique sautillaient, tant sur les parties gazonnées que sur les plaques encore glacées. Sachent que ces oiseaux qui hivernent en majorité au sud des États Unis ne peuvent nous tromper bien que l’on nous annonce encore quelques flocons pour les jours à venir. Il est impératif pour les merles de se présenter à leur rendez-vous annuel, car c’est ici qu’ils viennent se reproduire.

 

UN SUISSE NE FAIT PAS LE PRINTEMPS.

Tamia_rayé[1] comp

(photo Wikimédia, « creative common »)

Alors que je marchais vigoureusement comme presque tous les jours, afin de ne pas me déconditionner comme le souhaite le médecin Vietnamien du CLSC, j’ai fait la rencontre d’un suisse ;
certains me diront qu’il n’y a pas là de quoi écrire à sa famille, et je suis pleinement d’accord sur ce point…. mais, je veux parler de notre petit suisse bien Québécois, pas d’un Helvète, un habitant de la Confédération Suisse.
Le petit suisse a franchi à vitesse grand « V » la route où je marchais et s’est refugié sous la futaie ; et, comme font tous les suisses il m’a évalué et pris la décision de camper là puisque la distance nous séparant était pour lui un gage de sécurité.
Puisque je marchais et que je suis encore en mesure de marcher et de penser au même moment, je me questionnais sur sa présence hors de son terrier  si tôt en saison, et je ne savais pas encore que 15 centimètres de nouvelle neige nous tomberait du ciel deux jours plus tard.
N’ayant rien d’autre à faire, je me questionnai sur l’origine du vocable « suisse » ; je me rappelai qu’alors que j’étais enfant un monsieur, une tête chenue, que je trouvais très vieux à l’époque nous avait expliqué que les soldats du Vatican au seizième siècle portaient un habit aux couleurs des rayures dorsales de notre tamias rayé ; sachant que les soldats du Vatican étaient des Suisses, la relation avait été facilement faite ;  par qui, on ne le sait pas, mais j’ai mes doutes.

Notre tout petit écureuil rayé, ne grimpe pas aux arbres, c’est plutôt un terrassier qui s’abrite dans un terrier où il entrepose sa nourriture, élève sa famille, et hiberne jusqu’en avril habituellement.
Il est plutôt gentil et peuple les sites où il peut quémander de la nourriture aux campeurs et randonneurs. Lorsque ses trouvailles vont au delà de sa capacité d’absorption immédiate, il range le tout dans ses bajoues.
Malheureusement il est devenu avec la souris à pattes blanches le principal vecteur des larves de tique, avec toutes les conséquences de la chose.
429px-Streifenhoernchen_1_db[1] comp

(photo Wikimédia, « creative common »)

NOEL SERA BLANC CETTE ANNÉE.

Nous avons presque atteint Noël ainsi que tout ce qui l’entoure de bon et de moins bon ; mais il faut quand même se réjouir, c’est le mot d’ordre.

 

La neige s’est également précipitée avec vigueur dans la Vallée du Saint-Laurent ; il y en a beaucoup, et comme à l’habitude, nous n’étions pas vraiment prêts ; la souffleuse du tracteur était difficilement accessible, le pouvoir hydraulique du dit tracteur est gelé et tout fonctionne de travers ; nous sommes quand même parvenus à nettoyer les accès de la propriété.

ruisseau sous la neige

On doit brûler plus de bois que prévu à cette date et le dit bois est bien cordé, mais éloigné de la maison ; alors, il faudra le transporter à la brouette. Il faut encore faire la randonnée du matin afin de ne pas se « déconditionner » ainsi que me l’a expliqué le médecin Vietnamien du CLSC.