UN SUISSE NE FAIT PAS LE PRINTEMPS.

Tamia_rayé[1] comp

(photo Wikimédia, « creative common »)

Alors que je marchais vigoureusement comme presque tous les jours, afin de ne pas me déconditionner comme le souhaite le médecin Vietnamien du CLSC, j’ai fait la rencontre d’un suisse ;
certains me diront qu’il n’y a pas là de quoi écrire à sa famille, et je suis pleinement d’accord sur ce point…. mais, je veux parler de notre petit suisse bien Québécois, pas d’un Helvète, un habitant de la Confédération Suisse.
Le petit suisse a franchi à vitesse grand « V » la route où je marchais et s’est refugié sous la futaie ; et, comme font tous les suisses il m’a évalué et pris la décision de camper là puisque la distance nous séparant était pour lui un gage de sécurité.
Puisque je marchais et que je suis encore en mesure de marcher et de penser au même moment, je me questionnais sur sa présence hors de son terrier  si tôt en saison, et je ne savais pas encore que 15 centimètres de nouvelle neige nous tomberait du ciel deux jours plus tard.
N’ayant rien d’autre à faire, je me questionnai sur l’origine du vocable « suisse » ; je me rappelai qu’alors que j’étais enfant un monsieur, une tête chenue, que je trouvais très vieux à l’époque nous avait expliqué que les soldats du Vatican au seizième siècle portaient un habit aux couleurs des rayures dorsales de notre tamias rayé ; sachant que les soldats du Vatican étaient des Suisses, la relation avait été facilement faite ;  par qui, on ne le sait pas, mais j’ai mes doutes.

Notre tout petit écureuil rayé, ne grimpe pas aux arbres, c’est plutôt un terrassier qui s’abrite dans un terrier où il entrepose sa nourriture, élève sa famille, et hiberne jusqu’en avril habituellement.
Il est plutôt gentil et peuple les sites où il peut quémander de la nourriture aux campeurs et randonneurs. Lorsque ses trouvailles vont au delà de sa capacité d’absorption immédiate, il range le tout dans ses bajoues.
Malheureusement il est devenu avec la souris à pattes blanches le principal vecteur des larves de tique, avec toutes les conséquences de la chose.
429px-Streifenhoernchen_1_db[1] comp

(photo Wikimédia, « creative common »)

2 avis sur « UN SUISSE NE FAIT PAS LE PRINTEMPS. »

  1. On ne peut nier la ressemblance (http://www.vatican.va/roman_curia/swiss_guard/swissguard/image/divisa_02.jpg), mais je crois que ça trompe. Il s’agit d’un très ancien dessin aux tonalités de sepia qui n’était jamais en couleurs ou dont les couleurs ont fané. (Pour concurrencer les couleurs de l’uniforme actuel des gardes suisses pontificaux – jaune/bleu/rouge – il faudrait être un caméléon, je pense; un tamia n’y parviendrait pas.)

    Je me rappelle bien avoir rencontré cette bête mignonne pour la première fois lors d’une randonnée dans le parc national de la Mauricie. Un petit coquin était assis sur une branche pardessus nos têtes et nous parlait du pays.

    Très regrettable qu’ils sont vecteurs des larves de tique. Mais je peux t’informer que nous nous trouvons ici également dans une région à haut risque concernant les tiques – même sans Suisse du nord rayé.

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